Randonnées autour de Salins Les Bains - juillet 2013


Maître Corbeau sur un arbre perché
Tenait en son bec un fromage. ...
Le journal de la semaine rédigé par notre ami Georges


Le Godillot Vagabond
à Salins les Bains

du 8 au 12 juillet 2013

 

Maître Corbeau sur un arbre perché

Tenait en son bec un fromage.

Ces deux premiers vers connus de tous sont en fait une question : un fromage certes, mais lequel ?

Etait-ce du Comté, du Morbier, du Bleu de Gex ? En son temps même Mr de la Fontaine qui est pourtant un homme « affable » (c’est vérifié) n’a pas pu répondre à cette énigme.

Voilà pourquoi Le Godillot Vagabond, toujours à la pointe des recherches scientifiques les plus avancées, s’est déplacé à Salins les Bains au cœur de cette région productrice de fromage. Ses travaux permettront sans doute d’éclaircir ce mystère.

Pour les membres du Godillot, cliquez sur les photos pour voir les albums de chaque journée, votre code et mot de passe seront demandés.

C’est en co-voiturage que les 36 participants à ce séjour arrivèrent à 13h30 à Salins pour se grouper devant le musée de la Grande Saline pour une visite accompagnée.

La Grande Saline est inscrite depuis 2009 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous entourons notre guide Christophe qui nous explique que le sel extrait ici n’est pas du sel gemme provenant de mines mais du sel ignigène obtenu par évaporation de l’eau de la saumure pompée dans le sol.

Cette saumure était chauffée dans de grands récipients (des poêles) par des fours à bois puis après évaporation de l’eau le sel cristallisé était retiré à l’aide d’une raclette appelée « râble » d’où l’expression actuelle de développement durable qui s’applique également à l’élevage des lapins.

On a extrait de la saumure depuis 7000 ans et industriellement jusqu’en 1962.

Les besoins en sel ont diminué, les frigos et les congélateurs ont mis un terme à la conservation par le sel, les coûts de production des marais salants et les transports par chemins de fer ont eu raison de ce mode de fabrication par chauffage.

Nous sommes allés dans les entrailles de la Saline pour voir les mécanismes de pompage de l’eau qui pouvait être saumure ou eau douce, cette dernière était rejetée dans la rivière « la Furieuse ». L’eau de la « Furieuse » entrainait les roues hydrauliques de l’installation de pompage.

Le travail des ouvriers était exténuant, la fumée, la vapeur d’eau, le contact avec le sel corrosif qui ne permettait pas à la plus petite blessure de cicatriser. Est-ce que ces ouvriers parlaient de conditions de travail, on peut en douter, ces mots ne devaient pas faire encore partie de leur vocabulaire.

Pendant des années le sel a été une denrée rare et fortement taxée mais de manière injuste car certaines régions payaient « la gabelle » à un taux élevé tandis que d’autres en étaient exemptés. Bien entendu cette situation favorisait la contrebande.


 

 

Pour souligner la rareté du produit on disait alors que pour bien connaître quelqu’un il fallait avoir partagé avec lui une livre de sel.

Le sel est nécessaire à la vie, il est considéré comme le symbole de l’hospitalité et par extension de l’amitié.

( NDLR: Pardonnez à notre rédacteur si pour ce qui suit il vient mettre son grain de sel dans vos affaires)

Encore aujourd’hui on pompe de la saumure qui est utilisée localement pour les Thermes de Salins les Bains et au déneigement en hiver.

Après la visite, chacun a pu à sa convenance faire un peu de tourisme en ville. Notre Dame Libératrice avec son dôme aux tuiles vernissées, la mairie, les thermes, l’hôpital, la fontaine du vigneron, la collégiale St Anatoile, tous ces bâtiments datant des 13, 17 et 18 ième siècle.

St Anatoile, si quelqu’un connait un Anatoile qu’il se manifeste.  On dit qu’il serait un évêque irlandais qui au retour d’un pèlerinage à Rome trouvant la région belle si serait fixé comme ermite. Il semble, d’après Georges-Henri ou Pierre Marie, que Michel, le mari de Ginette, serait de la même génération qu’Anatoile.

Il est important de signaler que l’ensemble du groupe a porté une grande attention aux deux monuments incontournables de Salins : La Grande Saline et Super U.

En fin d’après-midi nous allons vers notre lieu d’hébergement « le fort St André », monument historique, qui surplombe Salins les Bains. Ce fort a été reconstruit par Vauban en 1674 sur ordre de Louis XIV. Depuis 2006 le fort a été transformé en résidence de tourisme et comporte 40 gîtes.

Dans la cour centrale est posé un « barnum » pouvant accueillir toutes sortes de manifestations en attendant que l’église soit restaurée et puisse se substituer au « barnum » qui ne fait pas très 17 ième siècle.

C’est donc sous cette toile que nous prendrons nos repas le soir. Malgré l’importance de notre groupe nous n’occuperons que le dixième de la surface disponible.

On est bien peu de choses, savez-vous !!

Mardi 9 Juillet

 

Le petit déjeuner est servi dans ce qui était la poudrière. Toute en pierre, le plafond de ce local à une forme ogivale. En cas d’explosion les pierres ne seraient pas projetées vers le haut mais rabattues vers le sol.

Malheureusement nous n’avons pas pu faire d’essai réel, vous pensez avec du café et des croissants….

Fort St André oblige, l’objectif militaire du jour est le Mont Poupet. (altitude 850m)

Et comme chez tous les militaires il y a les tire-au-flanc.

Karine et Agnès ont eu la coïncidence très discutable de s’abimer sérieusement le petit orteil, et Christine  pour qui la marche n’est pas à l’ordre du jour, mais ça viendra qu’elle se rassure.


 

 

Karine prendra tout ce beau monde dans sa voiture et rejoindra le groupe au Mt Poupet pour le pique-nique.

Nous allons jusqu’à Salins en voiture et les laissons sur le parking du musée.

Charles est là, il possède une maison à 40km de Salins et il nous fait le plaisir de se joindre à nous pour marcher.

Nous quittons la ville et nous allons dans une campagne verdoyante où les fenaisons exhalent des senteurs parfumées. Pour le fromage il faut des vaches et les troupeaux sont nombreux.

Pendant un temps nous cheminons sur le tracé d’une ancienne voie romaine. Elle reliait la

Franche-Comté à l’Allemagne.

Revenons à la troupe, il y a parmi elle un individu qui n’a pas cessé de râler. Sous le prétexte qu’à chaque pause il rejoignait le groupe en dernier, souvent d’ailleurs accompagné par Marco et Guillaume, et qu’il posait son sac pour se désaltérer cela semblait donner le signal de la remise en route. Ce phénomène permanent a été constaté par des témoins dignes de foi. Malgré ses jérémiades notre homme n’a pas eu gain de cause. L’histoire ne dit pas si le bonhomme en question a fini le séjour dans un état de déshydratation avancé mais la preuve est que dans ce groupe la charité chrétienne est la dernière des vertus.

Louis Pasteur, (1822-1895) dont on connait l’étendue des travaux est venu au Mt Poupet se livrer à des expériences prouvant que la génération spontanée n’existait pas. Il a dû lutter contre ceux (dont Georges Clémenceau qui était médecin) qui soutenaient que la vie pourrait apparaître à partir de rien et les microbes être générés spontanément.

Au cours d’un arrêt technique, Annick (tiens ça rime) oublie ses lunettes qui furent retrouvées grâce à Guillaume. Il en sera encore question de ces deux-là plus avant.

Pour atteindre la croix qui coiffe le Mt Poupet il faut gravir la valeur de 4 étages par des escaliers. Pour cela certains ont abandonné leur sac sur le lieu du pique-nique. Profitant de ces instants ou les sacs étaient accessibles des voyous ont chargé de cailloux le sac d’un de leur collègue.

Que ceux-là évitent de penser qu’ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, nous avons les noms de ces malfaisants.

Une fois repus nous repartons. Un peu d’hésitation pour trouver la bonne direction, cela pimente un peu la randonnée, serions-nous perdus ?

Nous trouvons sur notre route une base d’envol de parapentistes qui nous donnent le plaisir de les voir se précipiter dans le vide et planer tout à leur aise sous leur aile colorée.

Puis nous arrivons au village de St Thiébaud, il nous reste encore 6km à parcourir avant d’atteindre Salins.

Karine embarque une passagère de plus dans sa voiture qui tient plus d’un véhicule du SAMU que d’un Scénic.

Une fois la douche prise, avant le repas, voire même après, quelques irréductibles de la « coinche » tapaient le carton. Il fallait voir Geneviève, Léone, Bernadette, Paule et quelques autres se complaire dans cette ambiance de tripot.


 

 

Mercredi 10 Juillet

 

Dès le petit déjeuner d’hier, Marie-Jeanne s’est appliquée, tous les jours et très discrètement, à remettre à l’un des convives la pochette contenant son sachet de thé. Est-ce pour elle une tradition, un geste religieux, un rituel, un signe, un appel ? Qui saura interpréter ce comportement ? S’il est quelqu’un parmi vous capable d’apporter ne serait-ce qu’un semblant d’explication, qu’il en soit remercié d’avance.

Après le petit déjeuner nous allons à Arbois. Cette ville sera le point de départ de notre randonnée dite « la reculée des Planches ». Une reculée est une échancrure prononcée dans un plateau calcaire. Nous stationnons place du Champ de Mars, où Charles nous attendait.

Louis Pasteur né à Dole en 1822 a vécu à Arbois dans une maison au bord de la Cuisance où son père installe sa tannerie. Il y vécut de 5 à 17 ans. En 1865 Pasteur hérite de cette maison et avec le temps il la rend plus spacieuse et confortable et y incorpore un laboratoire. Cette maison est aujourd’hui un musée.

Comme déjà dit le père de Louis Pasteur était donc tanneur. Il tannait les peaux de vaches, de moutons, de chèvres et plus particulièrement les peaux de paquis car autrefois le paqui se tannait. (On n’est pas obligé d’aimer…)

Nous laissons le Champ de Mars pour traverser la Cuisance sur le pont des Capucins, un pont moyenâgeux à la largeur plus que réduite.

Nous montons en direction de la chapelle de l’ermitage et profitons au passage (tiens ça rime encore) d’une vue imprenable sur Arbois. Puis le chemin ondule à travers la forêt quelquefois le sentier se rétrécit pour n’être plus qu’une trace, un peu de rochers à escalader, puis une belle descente en direction des Planches. C’est là que Gérard à la fâcheuse idée de vouloir vérifier si son crâne est plus résistant que les cailloux du chemin. C’est le crâne qui a cédé, rien de grave, juste une petite égratignure mais assez visible pour mettre toutes ces dames en émoi et attirer leurs attentions et leurs soins. Le veinard !!!

Nous prendrons notre pique-nique au pied de la cascade des tufs. (Le tuf est une roche calcaire appelée aussi travertin).

Un plaisir que de se restaurer en ayant devant soi cette eau belle, claire, fraîche qui chute dans un bouillonnement majestueux et chante à vos oreilles au milieu de cette merveilleuse nature qui vous répète que malgré tout la vie est belle. (C’est bien dit, mais qui a bien pu écrire ça ???)

Nous repartons l’estomac plein et bien entendu les organisateurs se sont arrangés pour nous mettre face à une belle grimpette. Où voulez-vous trouver le souffle pour avancer, au mieux c’est l’asphyxie qui vous guette. Tentez de leur demander de rendre des comptes juste pour voir…pour serez rapidement fixé sur leur niveau  de responsabilité.

Le temps se couvre et l’orage menace mais par chance après avoir tenté de nous intimider par éclairs et tonnerre, l’orage nous évite, nous n’aurons droit qu’à quelques rares gouttes de pluie. Le calme revient et nous pourrons terminer la randonnée tranquillement.


 

 

Voici Mesnay, nous ne sommes plus très loin de notre Champ de Mars que nous devons quitter avant 18h car une fête foraine doit s’y installer.

Les baliseurs des chemins de randonnées n’ont pas conscience lorsqu’ils donnent des indications de distance des dégâts psychologiques qu’ils peuvent provoquer auprès des marcheurs (euses) fatigués (ées). Léone commence à avoir un peu de peine à avancer mais persuadée d’être proche du but elle puisait dans ses réserves pour clore cette marche la fleur au fusil. (Le fort St André occupe toujours les esprits). Il a fallu qu’une balise indique « Champ de Mars 1,9km ». Léone a failli s’écrouler, plus de fleur, plus de fusil, encore 2km à faire et ce tracé au lieu d’aller au plus court musarde à travers les vignes.

C’est déprimant mais enfin voici les voitures et Léone va déjà bien mieux.

Nous pouvons visiter Arbois avant de quitter notre parking. Les camions de la fête foraine commence à arriver, fuyons et allons-nous mettre à l’abri dans notre fort où ce soir le traiteur qui nous prépare nos repas et la responsable des gîtes nous offrent l’apéritif. Une brioche au comté et un vin rosé-pamplemousse.

 

Jeudi 11 Juillet

 

Nous laissons le fort St André à 8h. Nous changeons de département à faible distance de Salins et c’est dans le Doubs à Crouzet-Migette que part notre randonnée du jour.

Ce village que le monde entier nous envie a 120 âmes. Nous stationnons face à la mairie place du niaud. Mais qu’est-ce que le niaud. Ne cherchez pas, c’est impossible à trouver quand bien même vous auriez fait vos humanités par la pratique du grec et du latin.

Le niaud est cet œuf factice en bois que l’on dépose dans le nid des poules pour les inciter à venir y pondre. Outre cette place du niaud, Crouzet-Migette se flatte d’avoir la rue des tioupes. La tioupe est la poule qui glousse quand elle promène ses poussins et par extension toute femme du village.

(Ces explications nous les devons à Mr J.P. Tonnin , maire. Merci à lui)

C’est à travers la forêt que nous allons en direction de la source du Lison mais avant d’admirer ce bel endroit nous visiterons la taillanderie de Nans sous Ste Anne. Cette visite a été un enchantement. C’est dans ce genre de lieu que l’on peut juger du bon sens qui habitait nos anciens.

Vous pourrez vous en faire une idée en lisant ce qui suit, extrait d’internet.

 

La taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne est un ancien bâtiment industriel situé à Nans-sous-Sainte-Anne dans le département français du Doubs. Le nom de « taillanderie » est utilisé pour désigner les ateliers destinés à la fabrication des outils coupants (faux, serpes, etc..) pour les besoins de la paysannerie.

Localisation

L'ancienne usine est située au lieu-dit « La Doye », sur les rives du ruisseau dit de « l'Arcange » un peu à l'écart du centre du village


Histoire

La taillanderie est créée en 1828 par la famille Lagrange et est développée par la famille Philibert à partir de 1865 en la spécialisant dans la fabrication de faux.

Entre 1890 et 1914, vingt à vingt-cinq ouvriers travaillent dans l'usine et la taillanderie est l'un des plus importants sites de production de faux et outils taillants de France. La production atteint alors 35 000 outils dont plus de 20 000 faux, ce qui représentait 1/20ème du marché français.

Après la Première Guerre mondiale, et à cause de la mécanisation des outils de l'agriculture (faucheuses mécaniques), la production décline et l'usine ferme en 1969, alors qu'elle ne comptait plus que trois ouvriers pour une production annuelle de 3 000 faux.

L'ancienne taillanderie et ses installations mécaniques sont classées aux monuments historiques par arrêté du 16 novembre 1984.

La vie à la taillanderie

La taillanderie est considérée de ferme-atelier. Comme elle est située à l'écart du village, les ouvriers et apprentis dormaient sur place, adoptant un style de vie communautaire.

Fonctionnement

Schéma de fonctionnement des soufflets

La taillanderie est adossée au ruisseau dit de « l'Arcange » qui, par son débit régulier, permet d'alimenter, par le biais de roues hydrauliques, en énergie l'établissement.

Deux séries de roues hydrauliques sont utilisées :

Les deux soufflets, situés à l’extérieur de l’atelier, sont mus par un système de bielles entraînées par une série d’engrenages reliés à une roue à aubes. Cet ensemble de soufflerie unique en Europe et datant de 1886, pèse plus de 10 tonnes dont les deux soufflets, entièrement en chêne (2 tonnes chacun) sont suspendus à la charpente. Ces deux soufflets fonctionnent en alternance (l’un aspire pendant que l’autre expire), et l’air produit est envoyé, via une tuyauterie, vers les foyers de forges à l’intérieur de l’atelier.

  • À l’intérieur, l’atelier de forgeage est alimenté en force motrice par une machinerie composée de deux roues hydrauliques, d’une trentaine de tonnes. Cette machinerie actionne une série demartinets, dont la tête de 250 kg frappe le métal à la cadence de 150 coups par minute.

L’intérêt que nous avons tous porté à cette taillanderie a pris une bonne partie de la matinée et il est déjà l’heure du pique-nique.

Karine est là avec sa voiture et va déposer Agnès qui va marcher avec nous cet après-midi. Puis Karine repartira avec d’autres passagères car ces dames iront prendre un peu de détente au hamman, sauna et piscine des Thermes de Salins.

Un km et demi de marche nous conduit à la grotte Sarrazine. Ce nom fait référence aux Sarrazins qui en 725 ont remonté la vallée du Rhône, pillé la Bourgogne etc…Beaucoup de grottes portent ce nom sans bien savoir s’il s’agit de refuges pour la population ou de cachettes pour les envahisseurs. Néanmoins l’endroit est magique, une paroi de calcaire de 100m de haut sur 30m de large, à sa base une ouverture d’où en temps de crue s’écoule l’eau. En fait la source du Lison et cette grotte communique ce qui fait que par grosses pluies le trop plein du Lison se déverse ici. Des débits ont été relevés, 16m3/s ici et 32m3/s au Lison.

Allons voir cette source du Lison, nous n’avons pas été déçus. Un environnement splendide, cette eau écumante qui se vaporise dans sa chute. En aval de la source il y a un de ces endroits où les touristes peuvent boire un verre. Les produits à rafraîchir sont dans le lit de la rivière 6 à 8°C, plus écolo que ça, tu meurs !

Au passage en retournant vers Crouzet-Migette nous présentons nos salutations à un chêne dit « remarquable ». Son âge sans doute plus de 200 ans, son volume 16 m3.

Cathy ne peut plus marcher. Nous longeons la route et suggérons  à Cathy de patienter afin que nous puissions venir la récupérer en voiture. Colette se refuse de la laisser seule et c’est Paul qui finalement viendra les recueillir.

Annick et Guillaume sont restés en attente avec Colette qui au bout du compte les a invité à rattraper le groupe en leur confiant le tracé du parcours. Ils se sont égarés. De l’avis de certains, volontairement, car lorsque Paul, toujours lui, le sauveteur des causes désespérées les a retrouvés, ils étaient, parait-il, l’un et l’autre particulièrement décoiffés.

(La direction du Godillot Vagabond et son conseil d’administration tiennent à faire savoir qu’ils se désolidarisent totalement de leur rédacteur et se réservent le droit de prendre les sanctions appropriées qu’appellent la tenue de ces propos non fondés)

Les Godillots ont mis à profit leur présence dans la région pour pousser la porte de quelques fruitières pour faire provision de fromage et pour d’autres de bouteilles de vin, voire les deux.


 

Vendredi 12 Juillet

Notre présence à Salins les Bains se termine. Dernier petit déjeuner puis faire les bagages, charger les voitures et nous partons en convoi pour visiter la Saline Royale d’Arc et Senans qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982.

Salins les Bains devait pour chauffer ses fours approvisionner le bois de plus en plus loin. La forêt de Chaux à Arc et Senans était à même d’assurer les besoins en combustible. Il fut décidé de construire une saline près de la forêt et d’acheminer la saumure depuis Salins par un saumoduc à double canalisation d’une longueur de 21 km qui suivait le cours de la « furieuse »et de la « loue » avec une déclivité de 121m.

Par la grâce de Mme Du Barry (cherchez la femme) maîtresse de Louis XV, le roi chargea l’architecte Claude Nicolas Ledoux de lui présenter différents projets. La décision finale fut prise en 1774. Ce qu’a prévu Ledoux est grandiose, des bâtiments en demi-cercle sur un diamètre de 370m. La saline commença à produire en 1779. Si sur le plan architectural cet ensemble est une pure merveille le côté industriel se révéla plutôt désastreux car le rendement escompté ne fut jamais atteint. Par ses défauts d’étanchéïté et les vols par prélèvement le saumoduc perdait 30 pour cent de la saumure livrée à la saline.

La saline mis fin à ses activités en 1895

Aujourd‘hui un bâtiment est consacré à des maquettes futuristes imaginées par Ledoux lequel un tantinet utopiste avait pensé créer la ville idéale où le beau devait attirer le bon. Les autres bâtiments reçoivent des expositions temporaires. Après la visite guidée chacun a pu s’attarder dans les locaux ou aller à son gré errer dans les jardins avant de regagner son domicile.

 

Conclusion

Voici encore un bien beau séjour dans une région qui ne laisse pas indifférent. Il nous a été donné à voir de beaux panoramas, des curiosités insoupçonnées, de beaux bâtiments à l’architecture qui ravit l’œil, et en plus le soleil a été omniprésent !!!

Pour clore cette relation comme elle a été commencée, force est de constater notre échec pour réussir à élucider le mystère du fromage de Maître Corbeau, mais pour ces cinq jours il y avait vraiment de quoi en faire tout un fromage et tout le monde JURA même un peu tard....qu’il était prêt à recommencer.

Nos compliments à Jean et Serge pour leur participation aux reconnaissances.

Et si nous répétions à Colette ce que vous avez applaudi au petit déjeuner vendredi matin « Merci Colette, on t’embrasse et on t’aime ».

Jonage le 22 Juillet 2013


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